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« Ce n’est pas un danger pour la société » : plus de cinq cents personnes rassemblées pour soutenir Nicolas Sarkozy

Plus de 500 personnes se sont réunis, mardi 21 octobre, pour soutenir Nicolas Sarkozy avant son incarcération à la prison de la Santé

Plus de 500 personnes se sont réunies, mardi 21 octobre, pour soutenir Nicolas Sarkozy avant son incarcération à la prison de la Santé.

Mardi 21 octobre, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy. L’ancien président, condamné à cinq ans de prison dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, a commencé à purger sa peine à la prison de la Santé.

Des centaines de personnes se sont réunies ce matin devant la Villa Montmorency, dans le XVIᵉ arrondissement de Paris, où réside l’ancien président. Vêtues de doudoune sans manches et foulard autour du cou, elles ont répondu à l’appel lancé par son fils, Louis Sarkozy sur les réseaux sociaux. L’objectif de cette matinée du mardi 21 octobre : montrer leur soutien à Nicolas Sarkozy, alors que ce dernier vient d’être incarcéré à la prison de la Santé.

Le 25 septembre, l’ancien président Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison ferme, avec exécution provisoire, pour association de malfaiteurs dans le cadre de l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. 

«Honte à la justice»

Au croisement de la rue Pierre-Guérin et de la rue de la Source, une foule compacte scande de nombreux messages à destination de l’ancien chef d’État. «Nicolas, Nicolas !», peut-on entendre. A l’image de Patrick, 67 ans, rasé de près et lunette sur le nez : «On a tous été un jour sarkozystes, ça a été un grand président», affirme-t-il.

Parmi les anonymes se mêlent aussi certaines figures des Républicains (LR), comme Laurence Sailliet, ancienne eurodéputée du groupe : «Nicolas Sarkozy est un grand homme d’État, lance-t-elle. Il représente la grandeur de la France telle qu’elle était avant, c’est vraiment triste de voir ce qu’il se passe, on ne comprend pas.» Présent lui aussi pour soutenir l’ex-président, Karl Olive, député Ensemble pour la République de la 12ᵉ circonscription des Yvelines : «Je suis ici pour montrer ma loyauté et mon soutien, Nicolas Sarkozy est un homme amoureux de son pays».

Les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité, expriment aussi leur défiance envers les magistrats : «Honte à la justice !». Philippe, 52 ans, emmitouflé dans sa doudoune, est venu du Val-de-Marne : «Ce qui m’a poussé à venir ce matin, c’est simplement un geste citoyen, explique-t-il. Cette décision de justice bafoue l’État de droit : on envoie quelqu’un en prison alors qu’il est présumé innocent.» Pour lui, le vrai problème réside dans l’exécution de la peine. «C’est important d’être là. La condamnation de Nicolas Sarkozy m’a scandalisé, lance le manifestant. Je ne comprends pas pourquoi on l’envoie en prison, ce n’est pas un danger pour la société.» Des propos qui tranchent avec ceux tenus par l’ancien chef d’État en 2015 sur Twitter : «Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois», avait-il déclaré.

Patrick, lui, renchérit sur les démêlés de l’ancien président avec la justice : «Il est victime depuis de nombreuses années d’une cabale totalement indigne, orchestrée par la gauche et la justice.» Selon lui, «comme ils n’ont pas réussi à le tuer politiquement, ils essaient de le briser humainement».

Malgré son incompréhension, Philippe est plus mesuré. Ce dernier ne blâme pas l’ensemble de la justice, mais certains juges : «On ne peut pas considérer que tous les magistrats soient responsables de cette décision», souligne-t-il. Karl Olive lui aussi, défend le système judiciaire : «La justice a fait son chemin et c’est très bien : elle est le sel de nos institutions.»

Une demande de mise en liberté déposée

Il est 9 h 30, l’ancien chef d’État sort de son domicile accompagné de Carla Bruni, sa compagne. Acclamé par la foule, il monte seul à l’arrière d’une berline qui le conduit à la prison de la Santé. Âgé de 70 ans, Nicolas Sarkozy a fait appel de cette décision, un recours qui n’a toutefois pas d’effet suspensif. L’ancien président, incarcéré depuis mardi 21 octobre, a déjà déposé une demande de mise en liberté.

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