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Quand Ivry incarne les promesses de l’Art Basel 

La manufacture des oeillets à Ivry, siège de Crédac.

La manufacture des oeillets à Ivry, siège de l’association Crédac. Crédits: By Poulpy – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16431847.

La foire internationale d’art contemporain, Art Basel revient à Paris du vendredi 24 octobre au mercredi 31 décembre 2025, attirant plus de 90 000 visiteurs. Son ancrage central marginalise des lieux alternatifs comme le Crédac à Ivry, acteur clé depuis 1987. 

Alors que Paris se prépare à accueillir l’édition 2025 d’Art Basel, la plus grande foire internationale d’art contemporain, l’effervescence gagne le centre de la capitale à l’approche de son inauguration, ce samedi 24 octobre 2025. Depuis sa création, Art Basel s’impose comme un rendez-vous incontournable, attirant collectionneur·euse·s, galeries et amateur·ice·s d’art du monde entier. Pourtant, cette année plus que jamais, la vitalité de l’art contemporain parisien semble échapper aux frontières tracées par l’événement. Elle s’épanouit aussi — et peut-être surtout — dans des lieux moins exposés, où l’art se vit au quotidien, et où les promesses de démocratisation portées par la foire prennent tout leur sens.

Le Crédac, installé à Ivry depuis 1987, est un de ces lieux qui semblent encore tenir ces promesses. Né dans le sillage de la décentralisation culturelle des années 1980, ce centre d’art a su s’imposer comme un acteur incontournable de la scène artistique francilienne. 

L’art à l’œuvre, là où on ne l’attend pas

Résidences, expositions, expérimentations… Toute la programmation du Crédac se place au diapason pour favoriser une rencontre intime et physique entre l’art et le public. Tout cela, elle le fait depuis ses locaux. Dans le bâtiment « américain », l’ancienne manufacture des Oeillets est un lieu patrimonial hautement essentiel pour comprendre l’histoire et l’esprit d’Ivry aujourd’hui. En renouant avec la mission première des lieux : produire, l’association est devenue au fil des ans un réel lieu de « compagnonnage » intellectuel et artistique, qui se veut résonner avec notre société et la décortiquer.

Là, comment ne pas citer l’exposition qui s’y déroule actuellement et qui s’achèvera en même temps qu’Art Basel. June Crespo investit le lieu avec une série d’assemblages inédits. En détournant des objets du quotidien, elle en révèle la force poétique et la fragilité. Ses formes, à la fois familières et étranges, évoquent le corps sans jamais le montrer, jouant sur les contrastes entre douceur et tension, équilibre et désordre.

Entre résidences audacieuses et rencontres inattendues, ce lieu prouve que la création n’a pas besoin d’un arrondissement prestigieux pour rayonner. Alors que l’édition 2025 de l’Art Basel s’apprête à ouvrir ses portes, une question persiste : et si la réelle foire de l’art contemporain ne se jouait pas aussi, là où on ne l’attend pas ?

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