Le PSG doit trancher concernant l’avenir du Parc des Princes. Crédits : TBD Traveller.
Lundi, le Paris Saint-Germain a lancé une consultation au sujet du futur stade du club. En conflit avec la Ville, une décision devrait être prise d’ici l’automne 2026. Quelques supporters imaginent un avenir sans Parc des Princes en grinçant des dents.
Le Parc des Princes, stade du PSG depuis 1974, accueille 48 000 spectateurs. « Paris c’est petit », comme lançait Mamadou Sakho à Blaise Matuidi, mais trop grand pour l’enceinte actuelle. Le club, souhaitant mettre en œuvre des travaux d’agrandissement, est en conflit avec la mairie de Paris qui refuse de vendre le stade.
🇫🇷 | “Paris c’est petit! Mon garçon! Blaise, Blaise!”
— Watch LFC (@Watch_LFC) February 16, 2019
Who remembers this timeless video of Sakho randomly bumping into Matuidi in Paris, back when Mama was an LFC player 😂pic.twitter.com/PZk6DGROCT
Deux solutions : rester au Parc ou tourner la page et écrire l’histoire du club ailleurs, à Poissy (Yvelines) ou à Massy (Essonne), pour rêver plus grand. « Nous sommes obligés de passer par là », accepte Bastien Cabin, 22 ans, supporter du Paris Saint-Germain.
Une nouvelle stature pour un nouveau stade
« Chaque grand club a un stade de plus de 60 000 places », lance Noa Thiercy, 23 ans. Le Parc des Princes affichait un taux d’affluence de 99 % à la fin de la saison 2024-2025. Un manque à gagner pour le club, un manque de billets pour les touristes et les supporters du dimanche, un manque de pression exercée sur les clubs adverses, lors des grands matchs européens. Deux fois moins de supporters, deux fois moins de bruit. « Jouer ici, ça ne fait pas peur », avoue Bastien Cabin, 22 ans. On est loin des 105 000 places au Camp Nou, stade du FC Barcelone. Jusqu’ici, tout est logique pour continuer à grandir. Après la Ligue des champions ; un stade flambant neuf, à l’image de la nouvelle stature du club. Mais le supporter de football aime les souvenirs, la nostalgie et les histoires.
« On va perdre l’âme du club »
Quitter le Parc des Princes apparaît comme une rupture et la fin d’un conte formidable pour certains supporters. « On va perdre l’âme du club, se désole Clément Tournigand, 22 ans. L’ADN des supporters parisiens : c’est le bitume, le béton. C’est ça, Paname. » Les légendaires passements de jambes, les buts spectaculaires ou les actions mythiques ne seront plus qu’un souvenir appartenant à un autre temps, un autre lieu. « Le changement viendra, un jour ou l’autre, insiste Noa Thiercy. Mais quitter ce stade avec tous ces souvenirs, c’est difficile. » L’amour des supporters pour le stade est impérissable, mais la rupture semble inévitable. Aimer, c’est accepter de laisser partir. Ne reste plus qu’à profiter de chaque instant au Parc des Princes, comme si c’était le dernier, et de tendre les bras au prochain théâtre des conquêtes parisiennes. « Le changement viendra, un jour ou l’autre », termine Noa Thiercy.






