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Vol au Louvre : ces autres musées parisiens qui ont déjà été cambriolés

À Paris, il n'y a pas que le Louvre qui s'est fait cambrioler.

Le cambriolage du musée du Louvre fait les gros titres. Un sort déjà subi par d’autres lieux d’exposition de la capitale. Tour d’horizon des casses les plus célèbres de ces dernières décennies.

Le dimanche 19 octobre au matin, la galerie d’Apollon du Musée du Louvre a été cambriolée. Huit bijoux ont été dérobés, et la couronne de l’impératrice Eugénie a été cassée, retrouvée dans les environs du musée peu de temps après le pillage. Un vol qui choque, surtout dans le cas d’un symbole comme le Louvre. Il n’est malheureusement pas le premier musée de la capitale à être pris pour cible. Ces dernières décennies, d’autres ont vu leurs œuvres ou artefacts disparaître… On vous en présente quelques-uns.

1. Le Musée d’Art moderne de Paris (16e)

Le Palais de Tokyo, qui abrite le Musée d’Art moderne de Paris – Par Maciej Zgadzaj — https://www.flickr.com/photos/maciejzgadzaj/3323916844/sizes/o/, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=42408282

En mai 2010, cinq tableaux d’une valeur dépassant les 100 000 euros ont disparu. Parmi eux, La Pastorale de Matisse et La femme à l’éventail de Modigliani. Ni les trente caméras de surveillance, ni les trois gardiens de nuit, n’ont réussi à empêcher des malfrats de s’introduire à l’intérieur du célèbre musée du XVIe arrondissement. C’est en octobre 2011 que l’affaire se dénoue : le cambrioleur et son donneur d’ordre, un antiquaire parisien, sont arrêtés.

Le receleur explique que, pris de panique, il aurait jeté les chefs-d’œuvre dans une poubelle verte destinée à l’incinération. Si les trois coupables sont envoyés en prison, les œuvres, elles, sont toujours introuvables. Sans aucun élément concret qui permette d’affirmer avec certitude que les tableaux aient été détruits, le mystère demeure.

2. Le Muséum national d’Histoire naturelle (5e)

Intérieur du Muséum national d’Histoire naturelle – CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21653141

Très récent et pourtant bien moins bruyant. Dans la nuit du 15 au 16 septembre 2025, 6 kg de pépites d’or appartement au Muséum d’Histoire naturelle ont, eux aussi, été dérobés. Un butin assez conséquent, atteignant la valeur d’1,5 million d’euros.

Dans cette affaire, la suspecte n’a pas échappé à la vidéosurveillance. Sur les images, on voit une silhouette féminine se glisser dans un trou fait à la disqueuse « à peine plus grand qu’une feuille A4 », selon France Info. La voleuse a ensuite brisé la vitre à l’aide d’un chalumeau pour récupérer le butin. Sa cavale n’a pas duré bien longtemps puisque la suspecte, une Chinoise de 24 ans, a été arrêtée à l’aéroport de Barcelone ce 13 octobre, alors qu’elle transportait 1 kg d’or fondu sur elle.

3. Le Musée Cognacq-Jay (3e)

Le Musée Cognacq-Jay (3e)

Façade du musée Cognacq-Jay – Par CVB — Travail personnel, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=147319335

En novembre 2024, une exposition temporaire « Luxe de poche » avait lieu au musée Cognacq-Jay. Les visiteurs pouvaient admirer des objets empruntés au musée du Louvre, aux Collections Royales anglaises, ainsi qu’au Victoria & Albert Museum. Un mercredi matin, vers 10 h 30, alors même que le musée était ouvert, quatre hommes cagoulés ont débarqué pour voler… des tabatières. Ils ont fait exploser les vitres, les renfermant à coups de hache et de batte de baseball. Le 14 octobre de cette année, cinq tabatières sur sept ont été retrouvées. Pour le moment, le détail des opérations n’a pas été divulgué.

4. Le musée Marmottan (16e)

Le musée Marmottan – Par Ardfern — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25465596

Faisons un bon dans le temps. Un matin d’octobre 1985, cinq hommes armés surgissent au musée Marmottan dans le XVIe arrondissement. Ils s’emparent de neuf chefs-d’œuvre dont Impression, soleil levant de Monet. L’enquête révèle des liens entre les braqueurs français issus du « gang d’Aubervilliers » et les yakuzas japonais. C’est une rencontre en prison avec un membre de la mafia nippone qui pousse le gang à cambrioler le musée. Après cinq ans de traque, la police retrouve les tableaux en Corse, intacts. Plusieurs cambrioleurs et donneurs d’ordre sont arrêtés, mais certains restent inconnus à ce jour.

En bref, si ces cambriolages n’ont aucun lien entre eux, ce qui les rapproche, c’est bien l’absence d’impunité. L’histoire voudrait donc que les bijoux volés du Louvre réapparaissent tôt ou tard, et que les coupables soient jugés.

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