Giulia Sarkozy sur TikTok. Crédits Photo : Giulia Sarkozy via Instagram
Depuis l’incarcération de Nicolas Sarkozy le 21 octobre 2025, sa fille Giulia fait parler d’elle. À 14 ans, elle incarne la « meuf du 16 » et la « 92i » car elle adopte les codes des filles de banlieue. Ce phénomène illustre une tendance plus large : celui des adolescentes aisées qui s’approprient les tendances populaires.
Du 16ᵉ arrondissement de Paris à la banlieue du 92, il n’y a qu’un pas… et Giulia Sarkozy l’a franchi. L’incarcération de Nicolas Sarkozy le 21 octobre 2025 a déclenché un flot de réactions sur les réseaux sociaux. Contre toute attente, c’est sa fille, Giulia, qui s’est retrouvée au centre des discussions sur TikTok et X.
Lors de son live sur le réseau social chinois, en mars 2025, elle a attiré l’attention par son style vestimentaire et son maquillage, notamment ses faux cils, jugés trop sophistiqués pour son âge. Depuis, les internautes se sont amusés à analyser ses looks. Ces derniers ont remarqué, le jour de l’incarcération de son père, qu’elle avait incarné en une seule journée deux styles de franciliennes que tout oppose : la « meuf du 16 » et la « 92i ».
La « meuf du 16 », une bourgeoise issue de l’élite
Dans l’imaginaire collectif des réseaux sociaux, la « meuf du 16 » symbolise la bourgeoisie parisienne. Originaire du très chic 16ᵉ arrondissement, elle est forcément scolarisée dans une école privée. Elle n’affiche pas sa richesse, elle la suggère à travers quelques signes distinctifs comme des chaussures Zadig & Voltaire, des pulls en cachemire ou ses sacs Vanessa Bruno.
Dans la playlist Spotify cliché de la « meuf du 16 », on retrouve de la house, musique qui rythme ses étés à Ibiza. Quand elle est en ville, la « meuf du 16 » conduit une Fiat 500 ou une Smart et commande invariablement une tomate burrata supplément pesto au restaurant. Ses vêtements comme son mode de vie traduisent un raffinement codifié, souvent repris et parodié sur TikTok et X, pour se moquer gentiment de cet entre-soi des « beaux quartiers ».
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La « 92i », une banlieusarde aux codes populaires
À l’inverse, les « 92i » revendiquent un style plus urbain, assumé. Le terme fait référence au label du rappeur Booba. Sur les réseaux sociaux, ces jeunes femmes se mettent souvent en scène en faisant des playback sur des morceaux de rap français.
Leur look vestimentaire est reconnaissable entre mille. Doudoune noire en simili cuir, legging moulant et bonnet coloré, la « 92i » a un objectif : être remarquée. Ce n’est pas seulement sa garde-robe qui attire les regards. Sa mise en beauté est tout aussi affirmée. Faux cils XXL, ongles longs, lèvres « nudes », teint hâlé souvent obtenu par des séances d’UV et chevelure noire coupée au carré sont sa signature esthétique.
Devenue virale, cette image a inspiré la trend « 92i makeup » sur TikTok, où les influenceuses s’amusent à reproduire ce maquillage avec un anti cerne trop clair et un fond de teint mat. Une imitation qui oscille entre admiration, stéréotype et moquerie.
Giulia Sarkozy brouille les codes
Sur les réseaux sociaux, Giulia Sarkozy illustre la rencontre de deux styles : le chic bourgeois discret et l’esthétisme vestimentaire des quartiers populaires. Sa position sociale lui permet de circuler entre ces univers sans répercussions majeures, un privilège que toutes n’ont pas. Pour d’autres jeunes filles issues des banlieues, ces mêmes codes peuvent être stigmatisés ou moqués. Ces deux archétypes, largement relayés en ligne, reflètent des représentations sociales distinctes de la jeunesse et de la féminité.






